La maison au Killarney

by Philippe Aigner-Therrien on Octobre 27, 2017 - 2:13pm

Le texte suivant est un texte fictif et l’objectif est d’illustré la morale de ne pas se fier aux apparences et que "Tout ce qui brille n'est pas or" . Le texte a un lien avec la situation actuelle de la brutalité policière, surtout envers les minorités.

 

 

Terence regarda son héritage avec un œil fier. Une belle maison en Killarney n’était quand même pas quelque chose que l’on obtenait à tous les jours. Le jeune homme était à la fois émerveillé et attristé. Il était quand même proche de son grand-père, et il lui manquait beaucoup. Quarante ans qu’il a passé en tant que policier à Killarney, et il mourra d’une crise cardiaque quand il avait seulement 65 ans. Terence essaya de ne pas verser de larmes et entra dans sa nouvelle maison. Dans le salon, Terence vit sur une petite table deux choses qui lui rappela immédiatement. Premièrement, il vit la pipe que son grand-père fumait chaque fois qu’il venait le voir. Deuxièmement, il vit une photo de son grand-père après qu’il a reçu une promotion. Il était légèrement plus vieux que Terence, peut-être début trentaine. Terence regarda ensuite par la fenêtre, voyant un averse typique Irlandais. La pluie tombait si fortement et si rapidement qu’il pouvait presque sentir chaque goutte frapper le toit de la maison.

 

L’homme décida de s’asseoir un peu, puisque ses pieds commençaient à lui faire du mal. Après qu’il s’est assis sur le canapé, Terence regarda encore une fois dehors. La fenêtre était presque complètement couverte de gouttelettes, mais il pouvait toujours voir un reflet. La lumière du salon permettait ce phénomène, et Terence pouvait voir lui-même sur le divan tel un miroir. Mais quelque-chose lui prit par surprise. Dans le reflet, il vit une silhouette sombre semblant être positionné derrière lui. Terence se retourna rapidement, mais ne vit rien qui aurait pu produire cette forme. Prit un peu par surprise, Terence commença à se calmer, espérant que ce n’était que son imagination.

 

Se sentant un peu stressé, Terence décida d’aller voir un peu plus de sa maison. Il s’en alla vers l’ancienne chambre de son grand-père, voulant oublier ce qui venait tout juste de se passer. Il entra dans la petite chambre, voyant le vieux lit où son grand-père se couchait. Il voyait beaucoup de chose que son grand-père avait laissé, lui rappelant de beaux souvenirs. Par contre, Terence fit surpris par le son de la porte claquant violemment derrière lui. Il se retourna et essaya d’ouvrir la porte, sans succès. Mais c’est ce qui est venu juste après qui lui a donné des frissons. Il entendit le son de quelqu’un en train de s’étouffer, mélanger avec le son de gouttes touchant le sol. Terence se retourna lentement et a presque hurlé quand il a vu la source du bruit.

Une jeune femme avait spontanément apparu derrière lui. Son cou saignait si rapidement, comme une chute d’eau écarlate. Le sang frappait la terre aussi fortement que la pluie dehors. La femme essaya de dire quelque chose, mais le seul son qui sorti étaient un raclement quasiment inhumain. Elle amena sa main à son coup et commença à enlever quelque chose. Terence vit avec horreur quand il vit un morceau de métal sortir de la coupure de la femme.

« Que… » elle a dit « Fais-tu… ici? »

Sa voix pétrifiée par l’horreur, Terence se retourna, espérant de ne plus voir cette horreur. Il était malchanceux, puisqu’il vit une autre atrocité. Un homme noir était situé entre lui et la porte. Son visage était enflé et saignant, comme si quelqu’un l’avait abattu. Il regarda Terence avec des yeux sombres.

Plus terrifié que jamais, Terence se faufila derrière l’homme aussi rapidement qu’il pouvait. L’homme n’essaya pas de l’arrêter, et Terence a pu sortir par la porte, qui était maintenant ouverte.

Terence courut à un autre endroit, le vieux bureau de son grand-père. Il prit le crucifix qui était autour de son coup et commença à prier. Son cœur battait à la vitesse lumière et il baigna dans sa propre sueur. Il murmura les derniers mots quand il entendit un son provenant de la pièce. Il se retourna et vit une petite fille de peau foncé qui le regardait.

Elle sourit « Bonjour, Monsieur »

« B-b-bonjour » il balbutia « c-comment ê-ê-êtes-vous entré dans la m-m-maison? »

La fillette sourit encore « Tu veux savoir? » elle lui tendit un livret

Terence prit le livret et regarda le couvercle. C’était le journal que son grand-père gardait quand il était policier. Terence n’était pas sûr qu’il voulait lire quelque chose appartenant à son grand-père défunt, mais avec tout ce qu’il avait vu, il pensait qu’il n’avait aucun choix. Il ouvrit le petit livre, mais fit surpris par ce qui s’est passé après.

Il sentit comme si quelqu’un le tirait avec une grande force. Ses bras entrèrent dans le livre tel une manche, suivi de sa tête et son corps. Terence fit aspirer dans les pages du livre, le transportant dans un monde à la fois familier et étranger pour lui.       

 

Terence était soudainement dans la peau d’une autre personne. Il essaya de bouger sa tête pour voir où il était, mais son corps ne répondait pas à ses commandes. Il pouvait légèrement reconnaître ses alentours, il était toujours à Killarney. Le seul autre mystère était qu’il avait l’air d’être dans le passé, peut-ëtre dans les années de 1920 ou 1930. Il était en train de s’avancer à un véhicule sur le bord de la route. Dès qu’il fut assez près, Terence pouvait reconnaître les trois personnes dans la voiture. Le conducteur était l’homme abattu, la passagère était la dame égorgée et la petite fille mystérieuse était à l’arrière.

« Bonsoir » une voix venant de la bouche de Terence dit.

« Bonsoir, monsieur l’agent » le conducteur répondit « Il y a-t-il un problème? »

Terence ne pouvait pas croire ce qu’il entendait. La voix du policier… c’était son grand-père!

« Vous » l’officier demanda la femme « Vous connaissiez c’est homme? »

La femme a ri un peu « Bien sûr, c’est mon mari »

Il eut un bref silence avant que l’officier a dit « Venez avec moi, s’il vous plaît »

Les prochains moments se passèrent si rapidement. La famille est venue dans la voiture de l’officier, mais au lieu de les amener au poste de police, il les a emmenés à la maison. La même maison que Terence a héritée. Terence vit ensuite qu’ils étaient dans le sous-sol de la maison, et il pointait un pistolet vers la famille qui était maintenant attaché.

La famille avait l’air terrifié, et Terence l’était aussi. Il n’y avait aucune raison pour qu’ils soient là. Son grand-père a ensuite sorti une matraque et a commencé à abattre le père, qui hurlait de douleur avec chaque coup. Terence ne savait pas quoi faire. Il était en train d’abattre un homme innocent, mais ne pouvait rien faire pour s’en empêcher. Il n’avait pas de contrôle sur son corps.

Il eut plusieurs cris d’horreur et de douleur avant que le père soit abattu une dernière fois.

« Espèce de monstre !!! »  cria la mère « Qu’avons-nous fait?!? »

Terence vit que son corps sortit un couteau et s’approcha de la femme. La petite fille essaya de regarder ailleurs.

« Qu’avez-vous faîtes? » demanda grand-père « Vous avez salie notre race. Vous avez trahi l’Irlande. Tu t’es uni avec cette race inférieure et vous avez créez… ça. Je fais ceci au nom de Dieu. Vous allez tous en Enfer! » il sauta sur elle tel un animal atteint de la rage. Il la poignarda plusieurs fois dans le corps, la faisant crier plus fort que son mari. Terence était horrifié quand la lame s’est brisée dans le cou de la femme. La mère essaya de respirer, faisant rien que des sons horribles dès que le sang sortit de sa bouche. Terence voulait arrêter ce cauchemar, mais il restait une victime. Il sortit un pistolet, le pointa vers la jeune fille, la regardant droit dans les yeux. Ses yeux verts étaient pleins de larme. Terence pensa que cela s’arrêtera, mais il entendit trois coups de feu. Après le chaos, Terence se sentit soulevé du corps de son grand-père, hors de ce monde et atterri sur le plancher de sa maison.

Terence vit les trois spectres devant lui, les trois le regardant avec des yeux sombres. « Tu n’es pas ton grand-père » dit la fille « Prouve-le »

Terence essaya de se calmer après tout ce qu’il venait de voir « C-c-comment? »

« Nos corps… sont… dans le … sous-sol… dans un… sac » dit la mère

« Enterre-les » dit le père

 

Aussi rapidement qu’il pouvait, Terence alla chercher les corps qui étaient dans les sous-sol. Il lui a fallu un peu de temps de trouver le sac, mais il finit par le trouver. Il l’emmena dans la cour arrière, amenant une pelle avec lui. La pluie avait arrêté et le sol était mou par conséquence. Terence creusa plus vite qu’il pensa possible, mettant le sac d’os dans le trou de façon nette. Il remit la terre par-dessus le sac, essayant de son mieux de faire une tombe. Quand il fût fini, il retourna dans la maison, espérant que ça a marché.

 

Il n’entendit rien, pas un son. L’homme fit soulager que cette horreur fût terminée. Mais il voulait sortir de cette maison à tout prix. Il se précipita vers la porte avant, mais s’arrêta devant un objet. Il regarda la photo de son grand-père, mais d’un œil différent. L’homme qu’il avait pensé être un héros était vraiment un monstre. Il prix le cadre de la photo et le jeta à terre, le brisant en mille morceaux. 

 

  

Commentaires

I really enjoyed your story. It was mysterious and intriguing at the beginning, which get me rapidly captivated. Further away, I like the direction that the story took. It was dark and this is particularly the type of story that i like. I appreciate how you brought the historic context of racism and religion in the motivation of the grandfather, which makes your story realistic.

About your writing, it was quite good. Sure, there were some mistakes that are frequent in French but the whole text was really great in general. An advice I could give you would be to practice your verb tenses a little bit ;) But in general it was excellent.

I really liked the text, it was very interesting. The subject was interesting, and I liked the genre you used for the story. On top of that, there are only a couple of mistakes and none of them impaired our ability to understand the text. The vocabulary used also was advanced which makes it all the more enjoyable to me. The only thing I would like to say about your text is that you used the subjonctif twice incorectly. Instead of saying Après qu’il s’est assis sur le canapé you should say Après qu’il se soit assis sur le canapé. It is not a big mistake, but your text was very so I needed to be picky. Again, very nice text!

About the author

Je suis un élève du cégep Centennial College, dans le programme de science social en commerce. Je viens de l'école Durocher, une école secondaire privée francophone sur la rive sud. Je vis sur la rive sud aussi, dans la ville de Saint-Lambert.